18/01/2013

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Vous avez de la branche ? Soyez branché ! Peut-être que les présentes recherches contenues dans cette bouteille à la mer virtuelle vous auront été précieuses, prenez aussi le temps de nous informer d’éventuelles ramifications qui nous seraient inconnues ou d'inexactitudes relevées, malgré le soin apporté à la collecte des renseignements. Si vous souhaitez apporter votre pierre à cet édifice, n’hésitez pas à envoyer un courrier électronique à marie-anne.miniac@orange.fr Par avance, nous vous remercions de l’attention porté à ce site.
marie anne

Le 28 rue Ville Pépin conserve la mémoire des marins, notamment celle de l' 'armateur et pionnier de l'Orégon Jean Baptiste Duchesne (1832-1908), le chercheur d'or Louis Miniac, le corsaire et charpentier de marine Jean Charles Miniac...
AlfredJacques

Cousinages

D'AUTRES BRANCHES :Branche Miniac de la Fresnais (35)Madame Maryse COUDRAY, de Montgeron, une cousine passionnée de généalogie rencontrée au hasard d’un salon ( Bulle en Seine, Vigneux-sur-seine en novembre 2005 ) nous a transmis aussitôt sa propre généalogie MINIAC. Pour l’heure, le lien n’est pas fait entre notre branche, issue de Raoul, et la sienne. La voici : (les nouveaux ajouts ont été donnés par Claudine Faisant du calvados en avril 2007).

768/769 MINIAC Guillaume X PITREL Louise, mariage le 14/01/1708

384/385 MINIAC Jacques (1708 Plerguer - ...) X GOMMELE Anne (1700 - 1748 Baguer Morvan).
Mariage en 1733 à Dol de Bretagne.

MINIAC Mathurin (1716 Plerguer - ...)

192 / 193 MINIAC Pierre (1735 Baguer Morvan – 1783), fils de 384/385 X LE METAYER Margueritte
(Mariage en 1760 à la Fresnais)
192/193 Second mariage avec
BEAUQUET (ou BOSQUET) Julienne (1738 La F - ...)
le 10 janvier 1775 à la Fresnais.

MINIAC Pierre (1766 - ...), maréchal, issu du mariage MINIAC - LE METAYER.

96 / 97 MINIAC Jean (1778 La Fresnais - 1861 La Fresnais), maréchal à la Fresnais, fils de 192/193 X LE NOIR Anne Marie (1783 La Fresnais - 1870 La Fresnais ) mariage à La Fresnais le 26 avril 1804.

MINIAC Marie Mathurine Jeanne (1808 La Fresnais - ...).

MINIAC Jean Pierre François (1814 La F - ...) X LE COCQ Marie (1817 St Benoit des Ondes - ...) mariage à la F le 25 octobre 1841.

48 / 49 MINIAC Pierre Marie (1817 La F - ), cultivateur fils de 96/97
X MORIN Magdeleine ( 1818 La F – 1861 La F), fille de ménage, mariage le 21 octobre 1844 à La Fresnais.

MINIAC Rosalie Anne (3 septembre 1819 La F - ...). X le 6 août 1861 à la F avec BOUVIER François Pierre

MINIAC Alexis (14/11/1821 - ...)

MINIAC Marc Frédéric (1825 La F - ...)

24 / 25 MINIAC Pierre Malo Jean (1845 La F – 1914 Mont-Dol), cultivateur, fils de 48/49 X LECHARPENTIER Perrine Jeanne Marie (1854 Mont-Dol – 1916 Mont-Dol), cultivatrice, mariage le 22 juin 1975 à Mont-Dol.

MINIAC Joseph (1849 - ...), tailleur d'habits

MINIAC Julie Jeanne (1856 La F - 1906), ménagère X LECHARPENTIER Julien Jean Marie (1853 - ...)
Marin en 1896, mariage le 20 avril 1880 à Hirel.

MINIAC Pierre (1876 - 1881)

MINIAC Anne (1878 - 1879)

MINIAC Joséphine (1879 Mont-Dol - 1958 St Méloir des Ondes) X GIGOT Emmanuel (1869 ST Méloir des Ondes - 1908 Terre Neuve), marin, mariage le 29 janvier 1902 à St Méloir des Ondes.
Second mariage avec JOUET Armand (1877 - 1956) le 26 février 1912 à St Méloir des Ondes.

GIGOT Joséphine, fille de MINIAC-GIGOT - X LAUNAY

GIGOT Marie, fille de MINIAC-GIGOT

GIGOT Emmanuel, fils de MINIAC-GIGOT

GIGOT Anne Marie, fille de MINIAC-GIGOT

JOUET Berthe, fille de MINIAC-JOUET - X LESSIRARD Eugène

JOUET Armand, fils de MINIAC-JOUET

JOUET Augustine, fille de MINIAC-JOUET

JOUET Germaine, fille de MINIAC-JOUET

LESSIRARD Eugène, fils de JOUET-LESSIRARD - X PIERROT Paulette

LESSIRARD Michel, fils de JOUET-LESSIRARD - X LE MONNIER Nicole

LESSIRARD Daniel,fils de JOUET-LESSIRARD - X ROBIN Michelle

LESSIRARD Jean Paul, fils de LESSIRARD-PIERROT

LESSIRARD Eric, fils de LESSIRARD-PIERROT

LESSIRARD Patricia, fille de LESSIRARD-PIERROT

LESSIRARD Jean Michel, fils de LESSIRARD-LE MONNIER

LESSIRARD Frederic, fils de LESSIRARD-LE MONNIER

LESSIRARD Rodolphe, fils de LESSIRARD-LE MONNIER

LESSIRARD Marie, fille de LESSIRARD-ROBIN

LESSIRARD Anne, fille de LESSIRARD-ROBIN

LESSIRARD Aline, fille de LESSIRARD-ROBIN
12 / 13 MINIAC Alexis (1881 – 1958), domestique agricole fils de 24/25 X DELOUCHE Léontine (1883 – 1949) le 30 juin 1908 à Mt-Dol

Alexis Leontine
MINIAC Théophile (1882 - 1935), commis de magasin en 1908 - marié à DUJARDIN Anne Marie
(17/11/1884 Vignoc - 16/12/1954 Dol)

MINIAC Marceline (1889 - 1975) X BUREL Pierre. Pas d'enfants.

MINIAC Marie (1891 - 1969) X SOUDIER Célestin. Pas d'enfants.

LECHARPENTIER Julien Noel (1881 Hirel - ...), marin en 1906 X DUPUIT Adèle Jeanne
(1887 Baguer Pican - ...) mariage le 21 novembre 1922 à Cherrueix.

12b MINIAC Léontine (1910 - 1952), fille de 12/13 X NIORT Jean Baptiste (... - 1981)
12c MINIAC Marie (1917 - 1997), fille de 12/13 X RENAULT Joseph

MINIAC Julia, fille de MINIAC Théophile X ALIX Louis

MINIAC Théophile, fils de MINIAC Théophile X LEGOFF Aline, et second mariage
avec FAROUX Antoinette (1 fille, MINIAC Ginette X CHABANON Pierre)

MINIAC Pierre, fils de MINIAC Théophile X SABLE Augustine (7 enfants donc 1 garçon Serge)
6 /7 MINIAC Alexis (1913 – 1978) , fils de 12/13, X FRAY Françoise (1913 – 1994) le 26 juillet 1938 à Mt Dol


Alexis fils Francoise mariage miniac fvrey
6b 2/3 MINIAC Marie (1939 - ...), fille de 6/7 X COLBEAU Claude (1937 - 1993) mariage le 24 décembre 1960
6c MINIAC Jacqueline (1941 - ...) , fille de 6/7 X FONTAINE Guy
6d MINIAC Paulette (1948 -...), fille de 6/7 X CORSEUL René


COLBEAU Alain (1962 -...) fils de 6b

1 COLBEAU Maryse (1963 -...), fille de 6b X COUDRAY Alain (1962-...)

FONTAINE Gérard (1962-...) fils de 6c

FONTAINE Martine (1965-...) fille de 6c

CORSEUL Christophe (1972-...) fils de 6d

CORSEUL Sophie (1975-...) fille de 6d

CORSEUL Anthony (1985-...) fils de 6d

CORSEUL Grégory (1987-...) fils de 6d


RENAULT Michel (1946-...) fils de 12c X CORVAISIER Annick (1950-...)

RENAULT Gisèle (1952-...) fille de 12c X ROBIDOU Jean Claude (1946-...)

ALIX Annette, fille de MINIAC-ALIX - X LEJEUNE René (3 enfants : LEJEUNE Catherine
X PAIELLA Daniel - LEJEUNE Marie Ange X ROUXEL Michel - LEJEUNE Eric X NOURY Angélique)

RENAULT Létitia (1973-...) fille de RENAULT-CORVAISIER

RENAULT Karine (1976-...) fille de RENAULT-CORVAISIER

RENAULT Emilie (1981-...) fille de RENAULT-CORVAISIER

ROBIDOU Sylvaine (1973-...) fille de RENAULT-ROBIDOU

ROBIDOU Céline (1978-...) fille de RENAULT-ROBIDOU

ROBIDOU Pascal (1978-...) fils de RENAULT-ROBIDOU

Un enracinement millénaire

Si  notre liste ci-après démontre une présence continue du patronyme sur plus de trois siècles en pays de Saint-Malo, le nom de Miniac y est porté depuis des temps immémoriaux.
Chevalier MINIAC


Les Bretons des îles Britanniques émigrés en petite Bretagne portaient le nom de Morwan (hommes de la mer). A Miniac Morvan, ils eurent pour centre primitif le village du Vieux-Bourg. A quelques encablures de là, le chef de la colonie batît une forteresse autour de laquelle la troupe militante se regroupa, origine féodale datant du 11eme siècle, précurseur de l'actuel château du Bas-Miniac. Au 12eme siècle le château appartenait à Guillaume de Miniac. Aussi Miniac-Morvan doit son nom à un de ses premiers seigneurs, Morvan de Miniac, certifié en 1181.

Ainsi, le nom de Miniac, une des plus antiques familles de Bretagne, apparaît dans les chartes du pays de Dol de Bretagne dès le XIIème siècle, parmi les défenseurs de la Tour de Dol-de-Bretagne. En effet, un chevalier De Miniac, Guillaume est retranché dans cette tour avec trente-neuf autres intrépides chevaliers et soixante dix hommes d’armes de l’armée bretonne du baron Raoul II de Fougères, du 20 au 26 août 1173, assiégés par le roi d’Angleterre, le quadragénaire Henri II Plantagenêt, par ailleurs comte d’Anjou, duc de Normandie et marié avec Aliénor d’Aquitaine.
 
Raoul de Fougeres
Depuis la honteuse et houleuse abdication d'un duc ami des anglais, Conan IV, en 1166, qui cède
le pouvoir à Henri II jusqu'à la majorité de son fils Geoffroi,  marié à l'âge de 8 ans à Constance,
la propre fille du duc de Bretagne, la Bretagne est soumise à la tyrannie anglaise, et ce jusqu'en 1181,
se révoltant à huit reprises successives.
Cette année- là, l'infatigable baron Raoul venait de signer des exploits, notamment celui de
s'emparer du château de Combourg, de brûler celui de Saint-James et du Teilleul et de prendre Dol
aux anglais, inquiétant Henri II, celui-là même qui avait incendié voici sept ans le premier château
de Fougères, un ouvrage en bois sur un promontoire dominant un méandre du Rançon, édifié vers
l'an 1000 par le breton Menn I afin de défendre la  région frontalière du duché de Bretagne. Depuis
cet incendie, Raoul II, baron depuis 1150, a mis en oeuvre une avancée en pierre, composée de
3 tours, initiant la plus importante citadelle de la frontière de l'état ducal.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Raoul deFougeres

Henry II Plantagenet
 
                                                           

                                                            

Aussi, jugeant grave la rébellion du baron Raoul, l’autoritaire Henri II envoie une énorme armée de brabançons constituée de durs et sauvages routiers aguerris qui défont l’armée piétonne des paysans du baron Raoul et de son allié anglais, le comte Hugues de Chester, un ami de Geoffroi, un des cinq fils du roi d’Angleterre alors en révolte avec l’appui de sa mère Aliénor contre son despote de père. C’est au sortir de cette bataille à laquelle participe un chevalier de Miniac qui fait mille cinq cent victimes et accessoirement seize chevaliers prisonniers que le reliquat de l’armée s’enferme dans la fameuse tour le 20 août, où six jours plus tard, les assiégés doivent se rendre devant les imposantes machines dressées par Henri II lui-même accouru sur place depuis trois jours. Après être sorti victorieux de cette cinquième révolte des barons bretons de 1173, ce chef de la dynastie anglo-angevine emprisonne ensuite dans diverses forteresses de Miniac et la plupart des autres chevaliers de ce « bataillon sacré de l’indépendance bretonne ». Malgré ce terrible coup, la lutte continua dans le duché indompté jusqu’à la proclamation de l’anglais Geoffroi II comme duc de Bretagne en 1181, marié avec la fille de Conan IV et libéré de la tutelle de son père

Henry II Plantagenet

L'avancée duchâteau de Fougères 


L’avancee du château de Fougeres
Olivier Miniac

De même, Olivier de Miniac, un hobereau de Haute-Bretagne parlant un Français abatardi et baigné de catholicisme, est compagnon d’armes d’un autre petit noble du pays Gallo, le belliqueux dinannais Bertrand Du Guesclin ( 1320-1380 ). Olivier combat avec le vaillant capitaine de compagnie dans la fameuse guerre de succession de Bretagne. Après la mort du duc Jean III le Bon en 1340, après la mort de Jean III Le Bon, une nouvelle période tragique s'ouvre : 2 successions possibles. D'une part la fille de son père Guy, jeanne de Penthièvre, épouse de Charles de Blois, de l'autre le plus jeune frère du Duc, Jean de Montfort. Cahrles de Blois, candidat de la France, ralliant à sa cause les prélats et les hauts barons ou Jean de Montfort, soutenu par les Anglais et s'appuyant sur la petite noblesse Bretonnante ? On ne peut relater ici toutes les épisodes d'une guerre qui dura 25 ans. Au service du juste et généreux duc Charles de Blois, appuyé par le roi de France, Du Guesclin combat le parti de Montfort jusqu’à la prise du duc par les Anglais à la Roche-Derrien en 1347. Le capitaine de la Motte-Broons participe au siège de Vannes en 1342, s’empare par la ruse du château du Grand Fougeray.

En 1353, année où il hérite, de son défunt père de la seigneurie de Broons, bien que de fortune familiale modeste, Du Guesclin se voit pourtant confier la garde de Pontorson, au carrefour de la Bretagne et de la Normandie, à quelques lieues de la demeure d’un autre hobereau, Olivier Miniac, grâce à des appuis haut-placés et sous le commandement du maréchal d’Audrehem. Le chef de bande incontrôlé de la forêt de Brocéliande appelé le « dogue noir » se mue alors en militaire encadré. L’ancien bandit de grand chemin capture audacieusement Claveley, un chef de guerre Anglais en 1354 à Montmuran, près de Tinténiac.

Par la suite, il sauve Rennes du siège anglais du respectable duc de Lancastre en 1356, ce qui lui vaut de devenir Chevalier par Chales V. La même année, il vainc en un duel épique Thomas de Cantorbéry au siège de Dinan. Le fourbe Anglais, il est vrai, avait osé prendre en otage son frère Olivier pendant une trêve lui interdisant toute action militaire.

En 1363, à quarante-trois ans, le rustre Bertrand se marie avec l’intellectuelle Tiphaine de Raguenel, quarante ans, proposée par son seigneur, Charles de Blois. Férue d’astrologie, elle lui avait prédit sa victoire au duel. Mais, mariage de convenance, cette épouse sans attrait est délaissée à Pleudihen, sur les bords de Rance, à la limite de ses zones de combat. Par ailleurs, les comtés d’Evreux et de Beaumont échoient en apanage à une branche cadette de la famille royale de France. Un de ses membres, l’immoral roi de Navarre Charles II dit « el Malo » prétend par la suite au trône de France contre son beau-frère, le chétif roi Charles V le Sage ( 1337-1380), après la mort de son beau-père, l’excessif Jean II le Bon, en avril 1364. Il est vrai que, marié à Jeanne, la fille aînée de Jean le Bon en 1352, Charles II le mauvais ne reçut pas les domaines promis ; aussi, les Navarrais entrèrent dans une longue lutte contre ce beau-père ingrat, le faisant prisonnier à la défaite de Poitiers en 1356, le rançonnant et liquidant son connétable favori, de La Cerda. Bien que mort le 8 avril en otage à Londres, son fils Charles le sage n’apprend la mort de son père, Jean, que le 17 et entre dans Paris cinq jours plus tard. Ce n’est que le 5 mai suivant qu’ont lieu les obsèques de Jean le Bon, inhumé à Saint-Denis le lendemain. Il avait quarante-cinq ans.


Du Guesclin
A l’époque, de redoutables troupes de gascons établies dans les campagnes environnantes de Paris font bombance alors que la ville de Paris elle-même crie famine. La confiscation des fiefs de Charles le mauvais par Charles V le sage provoque inévitablement une tension, exacerbée par la récente disparition de Jean le Bon. Une armée levée en Gascogne et en Navarre est sous les ordres du baron Jean de Grailly ( 1321-1376), un mercenaire indépendant, ni français, ni anglais, seigneur du Captalat de Buch, en Gironde, seigneurie qui bénéficie du commerce florissant avec l’Angleterre et Bordeaux. Ce cousin de Gaston Phoebus et ami du Prince Noir s’oppose alors au fidèle Bertrand du Guesclin, à la tête d’une compagnie de soudards, un chef de bandes qui s’est illustré dans les luttes dynastiques de son duché et sur lequel se repose Charles V dont la malformation de son bras droit lui interdit tout combat.

Perché à 192 mètres au-dessus de sa plaine, Cocherel est un petit village de l’Evreçin, sur la rive gauche de l’Eure, près de Vernon, dans l’actuel département de l’Eure, aux confins de la Normandie et de l’Ile-de-France. C’est dans la plaine de cette seigneurie, le 16 mai 1364, qu’a lieu une des batailles marquantes de la mal nommée guerre de cent ans ( 1340-1453 ) et la plus spectaculaire victoire de Du Guesclin. Ce 16 mai-là, de Miniac et les compagnons du « capitaine de Pontorson » Du Guesclin, passé au service du roi de France, Charles V le Sage, attaquent les Anglais et les Navarrais retranchés et commandés par le Captal de Buch. Dans cette plaine, à Houdemont précisément, le combat est âpre entre les deux armées sans artillerie et fortes d’un millier d’hommes chacune. Les tirs d’archers de l’armée de Jean Grailly, en défense, s’opposent aux seuls arbalétriers des attaquants français. Ayant une vue d’ensemble de la bataille, et usant d’information, de ruse et de surprise, s’opposant aussi à l’impatience d’une réserve de quelques deux cent combattants, le tacticien Du Guesclin simule alors une fausse retraite ; aussi, contrairement aux méfiants Gascons de Grailly, les Anglais de Joël commettent l’erreur de quitter leur camp retranché pour aller attaquer les Bretons faussement en fuite. Au moment opportun, le mercenaire breton lance soudainement deux cents impatients hommes d’armes à flanc ! La volte-face de Du Guesclin les surprend ! La lourde chevalerie féodale ayant disparu et la bravoure inutile des nobles chevaliers désuète, c’est essentiellement un vaste corps à corps meurtrier de fantassins qui les repousse, les écrase, tandis qu’un mouvement final de ses quelques cavaliers sur les arrières du camp navarrais parachève la victoire. Quelques morts du côté français et quelque huit cent victimes du coté ennemi, parmi lesquelles un blessé, un chevalier errant aquitain au parti des Anglais, le sire Petiton de Curton, qui joue un beau rôle mais qui est blessé tandis que le seigneur sarthois Louis de Beaumont-Brienne est tué. Au terme de cette cuisante défaite, le captal est le dernier à être pris, après s’être défendu courageusement. Traité avec égard, on essaie même de le séduire pour le rallier à la cause des Valois. Peine perdue. Le pont de Vernon sur la Seine forcé par les ennemis, c’étaient le Vexin et l’Ile-de-France ouverts et Paris menacé. Cette victoire, premier sourire de la fortune pour ce jeune roi méthodique selon Christine de Pisan, femme de lettres de l’époque, lui permet de trouver libre le chemin de Paris où il rentre le 28 mai, de retour de son sacre à Reims, le 19 mai précédent. Le traité d’Avignon ratifié à Pampelune mettra ensuite un point final à cette conspiration de Charles et Philippe de Navarre contre la monarchie héréditaire des Valois, dont cette victoire de Cocherel permet de restaurer le prestige mis à mal par feu Jean le Bon.
Quant à Du Guesclin, passées les festivités de la victoire, il livre bataille à Auray comme simple exécutant où, au terme de la défaite française, il est fait prisonnier un moignon d’épée à la main, par l’Anglais Jean Chandos, le 29 septembre 1364. Par après, Charles V paie sa rançon et le nomme capitaine de Normandie, avec le Comté de Longueville, près de Dieppe. Libéré, le Breton lutte contre les mercenaires désœuvrés qui pillent le royaume, puis il est consacré connétable de France en 1370, avant de se remarier quatre ans plus tard avec la dame de Laval.
La plaine alluvionnaire de l'Eure, proche de Cocherel

La plaine alluvionnaire de l’Eure, proche de Cocherel
Par la suite, après la mort du duc Charles de Blois, ce 29 septembre 1364, à la défaite d’Auray, la Bretagne revient au juvénile fils de Jean de Montfort, le francophile Jean IV le Vaillant.
Initiateur le plus lointain d’une des 2670 familles nobles françaises existantes encore en 2005, Olivier de Miniac construit le château de Lesven, en Miniac-sous-Bécherel, à son retour de la guerre contre le roi de Navarre. Aujourd’hui, il ne reste rien de ce château assiégé en 1590 par les troupes de Mercoeur.
Le cousinage avec Bertrand Du Guesclin
Olivier de Miniac (de Mauny) (1320-1380 à St Thual, 35) est le fils d'Hervé, sieur de Mauny et de Lesnen
(né vers 1275-...) et de Marie Du Guesclin (né vers 1285-...), tout deux mariés vers 1305. Marie du Guesclin
(petite fille de Bertrand du Guesclin (environ 1220-après 1293) sieur du Plessix Bertran et de Blanche de Coetquen (ou colasse de Flockouet né vers 1230) (fille de Pierre ou Bertrand Robert du Guesclin, né vers 1250, et de Jeanne De Broons, né vers 1250), tout deux mariés soit en 1260 soit en 1270, à au moins deux frères, Hugues et Guillaume du Guesclin, sieur de Broons, grand père du connétable Bertrand du Guesclin. Guillaume du Guesclin qui se marie vers 1285 avec Agnès du Treil de Beaumont a quatre enfants, Bertrand, Olivier et Robert, sieur de Broons (...-1353), lui même se mariant en 1319 à Jeanne de Sens de Malemains, dame de Sacey, et ayant deux enfants dont le célèbre connétable de France.
Titre d'Olivier de Miniac Seigneur et baron de Lesnen, chevalier banneret à Pontorson le 1er mai 1371, au siège de Rennes en 1357
Capitaine de Carentan en 1365, sieur de Thorigny (Calvados), de Miniac en 1380, testament le 9 juillet 1389.


La lignée d'Olivier, descendance Capétienne 
Cet  Olivier de Miniac reste le plus ancien ascendant affilié de la noble maison de Miniac en Bretagne, dont , à la fin du XVIème siècle, cette maison comptait deux grandes branches, celle d’Illifaut ( une des cinq paroisses de l’Abbaye de Saint-Méen, près de Merdrignac, Cotes d’Armor ) et celle de Baguer-Morvan, issues de ses deux petits-fils, respectivement Jehan de Miniac, le puisné, et Julien de Miniac, escuier, Seigneur de Boisquinou, en Baguer-Morvan, dont la lignée donnera un procureur au Parlement de Bretagne, Jean de Miniac.

Pourtant, les registres de catholicité de la paroisse de Baguer-Morvan antérieurs au XVIII ème siècle ne donnent aucune qualification nobiliaire, ni même la particule, aux sieurs du Boisquinou et de Boutergot. Ce n’est que le 17 mai 1694 qu’un acte notarial à Ploërmel rétablit la particule pour la branche de Baguer-Morvan, le chef de nom et d’armes de la branche aînée d’Illifaut reconnaissant leur légitime filiation nobiliaire avec Julien (de) Miniac, conférant noblesse aux Miniac du Boisquinou, de Boutergot, des Fresches, de la Favrais, de la Haute-Dibois, du Guébriand, des Fosses, de la Bodays, de Ronseray et du Chastelain, de la Rabaudière des pays de Rennes, Domagné, Dol, Lannion, tous descendant de la branche de Baguer-Morvan. Cette branche abandonne alors son blason « de gueules au lion d’argent » pour adopter celui de la branche aînée, « un aigle éployé à deux testes ( couronnées d’argent ) et accompagnée de sept billettes de mesme, quatre en chef, trois en pointe », adoptant de même sa devise, « Honneur et Loyauté », inscrits dans le Grand Armorial général de France de 1696. En conséquence, des Lettres patentes accordées en décembre 1699 par Louis XIV à Jean Miniac, sieur de Boisquinou, Pierre Miniac, sieur des Fosses, et Guy Miniac, sieur de la Bodays les autorisent à « rétablir la syllabe de », leur permettant ainsi de prendre la qualité d‘écuyer dans divers actes au cours du XVIIIème siècle.

francois de miniac
Le chevalier Jean François de Miniac, chevalier de l'ordre de St Louis, bienfaiteur de la bibliothèque municipale
de Rennes.

Les Miniac de Saint-Malo
 
Quant aux De Miniac du pays de Saint-Malo ( les seigneurs de la Moinerie, de Villeneuve, de la Ville ès nouveaux, de Tressaint, de la Poupardière …), ils sont tous issus de la branche établie à Saint-Suliac au début XVIème siècle ( Barthélemy Miniac, marié avec Robine Ambouchart), descendant très probablement anciennement de la maison de Miniac, attesté en cela par la comparaison des blasons et des similitudes nominatives au XVIème siècle. Cette branche malouine a fourni plusieurs illustres marins, parmi lesquels le capitaine de corvette de la Moinerie-Miniac, commandant le Fidèle, un bâtiment de 60 canons et de 488 hommes dans l’escadre de Duguay-Trouin lors de la prise de Rio De Janeiro en septembre 1711, mais aussi un lieutenant-colonel, mestre de camp de dragons à Saint-Domingue en 1765 sous le comte d’Estaing, Jean-François de Miniac, et un président de l’Ordre de la Noblesse aux Etats de Bretagne en 1772. Pourtant, au lieu de prouver sa noble filiation par des actes, Pierre (de) Miniac, sieur de la Moinerie, préfère acquérir « une savonnette à vilains », c’est-à-dire une charge conférant assurément la noblesse à la branche malouine, devenant vers 1695 audiencier en la chancellerie près le Parlement de Navarre à Pau.

Respectivement, les blasons de la maison Miniac, celui de la branche de Saint-Malo et celui de la branche de Baguer-Morvan. Notons la similitude des armes de Du Guesclin et de De Miniac







 

Liste

A ce jour, cette liste comporte 55 Miniac, sans compter les épouses, ce qui totaliserait 83 personnes, sur plus de trois siècles. Nous avons utilisé la numérotation d’Aboville :
DE RAOUL A MARIE-ANNE :1ère Génération1. MINIAC Raoul, né à Baguer-Morvan, marié avec Bertranne LEBRETON, (avant 1680).
LEBRETON Bertranne, née à Baguer-Morvan.

2ème Génération
1.1. MINIAC Marguerite, fille de Raoul MINIAC et de Bertranne LEBRETON, née à Saint- Méloir -des-Ondes le 3.2.1682.
1.2. MINIAC Olivier, fils de Raoul MINIAC et de Bertranne LEBRETON, né à Saint- Méloir- des-Ondes le 21.1.1684, vivant en 1751.
1.3. MINIAC Jan, laboureur à la ville Coeuru, en Saint Méloir des-Ondes, fils de Raoul MINIAC et de Bertranne Lebreton, né à Baguer Morvan le 4.5.1686, veuf de Germaine CHAUFFAULT (1er mariage en 1716) en 1732, marié à Saint Méloir des-Ondes le 21.2.1732 avec Henriette RUFFET, décédé à Saint Méloir des Ondes le 28.03.1751.
CHAUFFAULT Germaine, mère de trois enfants.
RUFFET Henriette, née à Saint- Méloir -des-Ondes le 22.6.1696, veuve de Julien HERPIN (1er mariage en 1716), laboureur à la ville Coeuru, mère de six enfants.

3ème Génération
1.3.1a. MINIAC Jean, fils de Jan MINIAC et de Germaine CHAUFFAULT, né à la grande fontaine, en St- Méloir des Ondes en 1717.
1.3.2a .MINIAC Pierre Jean, fils de Jan MINIAC et de Germaine CHAUFFAULT, né à la grande fontaine le 3.12.1720.
1.3.3a. MINIAC Jacquette, fille de Jan MINIAC et de Germaine CHAUFFAULT, née en 1722 à la grande fontaine.
1.3.4b. MINIAC Gabrielle Jacqueline, fille de Jan MINIAC et de Henriette RUFFET, née le 12.9.1732, décédée le 27.12.1742 à Saint-Méloir-des-Ondes.
1.3.5b. MINIAC Jeanne Olive, fille de Jan MINIAC et de Henriette RUFFET, née à la ville Coeuru le 11.11.1734, décédée vers 1754.
1.3.6b .MINIAC Jacquette, fille de Jan MINIAC et de Henriette RUFFET, née avant 1737, vivante au baptême d’Angélique.
1.3.7b. MINIAC Jean François, fils de Jan MINIAC et de Henriette RUFFET, né à la ville Coeuru Saint- Méloir -des-Ondes le 1.8.1737, laboureur au mariage, jardinier à son décès, marié à Saint- Servan le 22.11.1763 avec Magdelaine TAILLEFER, marié aussi à Bertranne Marie QUESNEL, décédé à Servan le 5.11.1814, au 175 place de la paroisse.
Magdelaine TAILLEFER, née 16.10. 1741 à Saint-Servan, décédée le 2.10.1820 à Saint-Servan, rue verte, mère de neuf enfants.
1.3.8b. MINIAC Pierre, fils de Jan MINIAC et de Henriette RUFFET, né après 1737, vivant en 1763.
1.3.9b. MINIAC Angélique, fille de Jan MINIAC et de Henriette RUFFET, née à Saint –Méloir -des-Ondes le 4.7.1741.

4ème Génération1.3.7b.1. MINIAC Madeleine, fille de Jean François MINIAC et de Magdelaine TAILLEFER, née à Saint-Servan le 12.9.1764, sans profession, mariée à Jean LEGAGNOUX le 3.6.1783 à Saint-Servan, décédée à Saint- Servan le 1.9.1844, sans héritier connu.
1.3.7b.2. MINIAC Jeanne Pélagie, fille de Jean François MINIAC et de Magdelaine TAILLEFER, née le 10.10.1765 à Saint-Servan.
1.3.7b.3. MINIAC Jean Charles, fils de Jean François MINIAC et de Magdelaine TAILLEFER, né le 1.2.1769 à Saint-Servan, marin à son mariage, puis corsaire, negrier, charpentier de marine au Poncel en Saint-Servan, marié à JOUSSELIN Marie Jeanne le 21 fructidor an III à Solidor ( Saint-Servan) décédé le 25.9.1842 à Saint-Servan, rue verte.
JOUSSELIN Marie Jeanne, fille de Jacques JOUSSELIN, journalier, et de Marguerite CORSEUF, née le 28 août 1763, décédée le 15.6.1824, marchande, mère d’un garçon…
MAITRE ALLAIN Anne, seconde épouse de Jean-Charles MINIAC, née à Saint-Malo le 5.12.1790, couturière, vivante en 1854.
1.3.7b.4.MINIAC Jacques Jean Michel, fils de Jean François MINIAC et de Madeleine TAILLEFER, né le 12.9.1770 à Saint-Servan, marin, corsaire et négrier, marié à Bertranne François SIMON le 8.6.1799 à Saint-Servan, décédé en 1812 à Rochefort.
SIMON Bertranne François, née le 22.3.1777 à Saint-Servan, vivante en 1842, marchande à Saint-Servan, mère de quatre enfants.
1.3.7b.5.MINIAC Charlotte Jeanne, fille de Jean François MINIAC et de Madeleine TAILLEFER, née en 1772 à Saint-Servan, sans profession, mariée à Yves Jean LAHELLEC, jardinier, décédée le 25.1.1845 à Saint-Servan, indigente à la maison d’asile, rue de la vigne au chat,
1.3.7b.6.MINIAC François Bernardin, fils de Jean François MINIAC et de Madeleine TAILLEFER, né le 16.3.1774 à Saint-Servan, tonnelier, corsaire, marié à Claire Françoise GODARD le 18 floréal en 10 à Saint-Servan, décédé le 10.7 .1839 à Saint-Servan, à l’ile Penote.
GODARD Claire Françoise, née à Saint-Servan le 2.10.1780, mère de deux garçons…
1.3.7b.7.MINIAC Anne Françoise Gilette, fille de Jean François MINIAC et de Madeleine TAILLEFER, née le 3.1.1776.
1.3.7b.8.MINIAC Perrine Louise, fille de Jean François MINIAC et de Madeleine TAILLEFER, née le 3.2.1778 à Saint-Servan, décédée le 14.10.1842 indigente place de la paroisse à Saint-Servan, ménagère, mariée à Jean Michel Georges FLEURY, sans héritier à son décès.
1.3.7b.9.MINIAC Antoine, fils de Jean François MINIAC et de Madelaine TAILLEFER, né le 5.11.1781 à Saint-Servan, , cordonnier en 1818, calfat, cabaretier, puis rentier en 1854, marié à Noëlle GERMAIN le 12.12. 1810, décédé le 4.7.1854 à Saint -Servan.
GERMAIN Noëlle, née le 25.12.1780 à Saint-Servan, cordonnière, mère de deux enfants, décédée le 28.12.1847 à Saint-Servan.

5ème Génération1.3.7b.3.1.MINIAC Jean ???, fils de Jean Charles MINIAC et de Marie Jeanne JOUSSELIN, né en l’an IV, charpentier ?.
1.3.7b.4.1.MINIAC Jean Louis Bertrand, fils de Jacques François MINIAC et de Bertranne François SIMON, né en 1799, rue de lille, à Saint-Servan.
1.3.7b.4.2.MINIAC Jacques François, fils de Jacques Jean Michel MINIAC et de Bertranne François SIMON, né le 8.3.1801 à Saint-Servan, calfat, marié à Jeanne Marie PIRIOUX en 1836 à Saint-Servan., décédé le 9.3.1839 à Saint-Servan, au rocher.
PIRIOUX Jeanne Marie, née en 1806, à Saint-Servan, habite au rocher en 1840, mère d’une enfant.
1.3.7b.4.3.MINIAC Michèle Perrine, fille de Jacques François MINIAC et de Bertranne François S, née le 15.2.1803, débitante de boisson, mariée à Pierre Jean LEFONDRE, tonnelier, décédée le 17.3.1842.
1.3.7b.4.4.MINIAC Charlotte Bertranne, fille de Jacques François MINIAC et de Bertranne François SIMON, née le 16.4. 1812 à Saint-Servan, mariée à Jean-François MOSLE en 1837 à Saint-Servan, tourneur sur bois né en 1807, décédée en 1865 à Saint-Servan, Une descendance de nos jours.
1.3.7b.5.1. MINIAC…, fils de François Bernardin MINIAC et de Claire Françoise GODARD, marié à ?, père d’un garçon.
1.3.7b.5.2. MINIAC François Julien, fils de François Bernardin MINIAC et de Claire Françoise GODARD, né en 1804, décédé le 5.4.1849 à Granville, tonnelier, marié à Jeanne marie PINOCHET en 1830.
PINOCHET Jeanne marie, née en 1814, décédée le 9.4.1849 à Saint-Servan, rue des Hauts-sablons, mère de cinq enfants.
1.3.7b.9.1. MINIAC Antoinette Ursule, fille de Antoine MINIAC et de Noëlle GERMAIN, née le 8.6. 1819 à Saint-Servan.
1.3.7b.9.2.MINIAC Louis, fils de Antoine MINIAC et de Noëlle GERMAIN, né à Saint-Servan le 26.08.1822, cordonnier, marié à Anne-Marie DUCHESNE en 1844, faillite, puis séparé de corps et biens en 1852, émigré en Californie vers 1853 (lors de la ruée vers l'or), décédé le 16.3.1890 à San Leandro (Californie, USA).
DUCHESNE Anne Marie, née à Saint-Servan 13.10. 1825, mère de quatre enfants, institutrice, décédée le 23.0.1.1911 à Saint-Servan, par ailleurs sœur aînée de Louis DUCHESNE ( 1845-1922 ), historien de l’Eglise et membre de l’Académie Française en 1911, à l'actuel fauteuil de Jean François Deniau.
Anne-Marie MINIAC née Duchesne
 
L'Académicien Louis Duchesne
 
 
 
 
6ème Génération1.3.7b.5.1.1.MINIAC Edmond, fils de…. MINIAC, né en 1848, marin.
1.3.7b.4.2.1.MINIAC Hortense, fille de Jacques François MINIAC et de Jeanne Marie PIRIOUX, née le 5.6.1839, décédée le 15.1.1840, au rocher.
1.3.7b.5.3.1.MINIAC François Marie, fils de François Julien MINIAC et de Jeanne Marie PINOCHET, né le 20.2.1833 à Saint-Servan, second maître canonnier de la marine, marié à Julie ROUXEL le 18.6.1862 à Saint-Servan, puis veuf, remarié à Sophie Joséphine ROUXEL en 1871 à Saint-Servan.
ROUXEL Julie Marie, né en 1840, décédée en 1867 à Saint-Servan, couturière.
ROUXEL Sophie Joséphine, née en 1837 à Saint-Servan, couturière, mère d’une fille.
1.3.7b.5.3.2.MINIAC Alfred François, fils de François Julien MINIAC et de Jeanne Marie PINOCHET, né le 29.9.1834, décédé le 14.10.1834, rue de Solidor, à Saint-Servan.
1.3.7b.5.3.3.MINIAC Pierre Marie, fils de François Julien MINIAC et de Jeanne Marie PINOCHET, né en 1836 à Saint-Servan, décédé en 1897 à Saint-Servan, second Maître charpentier de la marine impériale à Brest, marié avec Adeline Rosalie FRANCOIS en 1868 à Saint-Servan.
FRANCOIS Adeline Rosalie, née en 1843 à Saint-Servan, couturière, mère de deux filles.
1.3.7b.5.3.4. MINIAC Désirée Jeanne Marie, fille de François Julien MINIAC et de Jeanne Marie PINOCHET,
née le 14.1.1838 décédé le 26 juin suivant, à l’ile Penote, en Saint-Servan.
1.3.7b.5.3.5.MINIAC Céline, née en 1840, mariée à Edouard RICHARD, marin, né en 1834, habitant Saint-Servan.
1.3.7b.9.2.1.MINIAC Louis, fils de Louis MINIAC et d’Anne-Marie DUCHESNE, né le 26.6.1845 à Saint-Servan, capitaine au long cours, Maître de port à Dieppe, marié à Valentine DELORME le 18.1.1879, décédé le 5.02.1911 18 rue Ville Pépin à Saint-Servan.
1.3.7b.9.2.2.MINIAC Edmond, fils de Louis MINIAC et d’Anne-Marie DUCHESNE, né le 13.6. 1847 à Saint-Servan, péri en mer le 7.12.1891 en plein Atlantique, Maître de cabotage.
1.3.7b.9.2.3.MINIAC Alfred, fils de Louis MINIAC et d’Anne Marie DUCHESNE, né le 22.9.1849 à Saint-Servan, péri en mer le 5.12.1879 ( épidémie, de retour d’Equateur ), second capitaine, succède au roi d'une île de l'océan Indien vers 1864.
1.3.7b.9.2.4.MINIAC Paul, fils de Louis MINIAC et d’Anne-Marie DUCHESNE, né à Saint-Servan le 11.11.1851, Servan, négociant en tissus, volontaire de l’Armée de la Loire en 1870, marié à Bazouges-la-Pérouse le 10.07.1882 avec Marie DESMONTS, décédé le16.04.1936 à Saint-Servan.
DESMONTS Marie, née le 24.8.1854 à Bazouges-la-Pérouse, décédée le 28.1.1934 à Saint-Servan, commerçante, mère de six enfant.
















Marie Miniac née Desmonts et Paul Miniac , et leur petite famille.







 


 
 


7ème Génération1.3.7b.5.3.1.1.MINIAC Julie Marie, fille de François Julien MINIAC et de Sophie Joséphine ROUXEL née le 14.5.1872, rue de Siam, à Saint-Servan.
1.3.7b.5.3.3.1. MINIAC Adeline Marie, fille de Pierre Marie MINIAC et de Adeline Rosalie FRANCOIS, née en 1869, rue Beaurivage, à Saint-Servan.
1.3.7b.5.3.3.2.MINIAC Alphonsine Marie, fille de Pierre Marie MINIAC et de Adeline Rosalie FRANCOIS, née le 25.6.1872, rue de la cité à Saint-Servan, décédée le 24.1.1874, au même lieu.
1.3.7b.9.2.4.1.MINIAC Paul Louis Marie Alexandre, fils de Paul MINIAC et de Marie DESMONTS, né le 27.5. 1883 , décédé en 1904 de tuberculose .
1.3.7b.9.2.4.2.MINIAC Edmond, fils de Paul MINIAC et de Marie DESMONTS, né à Saint-Servan le 9.5.1884, avocat général à la Cour de Cassation, chevalier de la légion d’honneur, marié le 9.9.1919 avec Louise Marchand puis le 24.12.1941 avec Marie Pauline Amboïse, décédé à Saint-Mandé le 7 juillet 1947. Il est cité dans "Les grandes affaires criminelles d'Ile et Vilaine" de Christophe Bessler, octobre 2006, De Boréé éditeur.
1.3.7b.9.2.4.3. MINIAC Alexandre, fils de Paul MINIAC et de Marie DESMONTS, né le 5.7.1885, architecte DPLG de Rennes, officier de la légion d’honneur, croix de guerre 14-18, marié le 8.2.1923 avec Yvonne WISLIN, fille de l’artiste-peintre montmartrois (1852-...) Charles Wislin, décédée à Paris le 3.12.1963. Donateur au musée Unterlinden (Colmar) et auteur d'un projet de reconstruction de Douai (59) en 1948.
1.3.7b.9.2.4.4.MINIAC Marie Augustine Eugénie, fille de Paul MINIAC et de Marie DESMONTS, née le 10.2.1889, décédée le 29.7 1907 à Saint-Servan.
1.3.7b.9.2.4.5.MINIAC Louis, fils de Paul MINIAC et de Marie DESMONTS, né le 12 mars 1887, négociant en tissus au 28 rue Ville-Pépin à Saint-Servan, capitaine de réserve, chevalier de la légion d’honneur , croix de guerre 14-18, marié le 23 février 1927 à Hédé avec Marie SARCIAUX, décédé le 25 avril 1952.
SARCIAUX Marie Madeleine Emilie, née à Hédé le 19 juillet 1897 , commerçante en tissus, mère de trois enfants, décédée le 2 décembre 1982 à Saint-Servan rue Ville Pépin.
1.3.7b.9.2.4.6.MINIAC Anne, fille de Paul MINIAC et de Marie DESMONTS, née le 17 juin 1895, infirmière libérale à Bazouges-la-Pérouse, décédée à Combourg le 16.11.1975.

Marie MINIAC née Sarciaux
Louis et Marie, 1927.
 
 
Edmond MINIAC

Edmond MINIAC
E

Edmond MINIAC

Edmond MINIAC
eDMOND
8ème Génération
1.3.7b.9.2.4.5.1.MINIAC Paul, fils de Louis MINIAC et de Marie SARCIAUX, né le 5 février 1928 à Saint-Servan rue Ville Pépin, docteur en médecine, guerre d’Algérie, médecin des pétroliers au Sahara, décédé le 1 octobre 1995 à Saint-Malo.
1.3.7b.9.2.4.5.2.MINIAC Marie-Anne Thérèse, fille de Louis MINIAC et de Marie SARCIAUX, née à Saint-Servan le 5 février 1933, Chef du personnel et … atteinte du virus de la généalogie !
1.3.7b.9.2.4.5.3.MINIAC Jean, fils de Louis MINIAC et de Marie SARCIAUX, né le 3 septembre 1934 à Saint-Servan, décédé le 22 décembre 1952 à Saint-Servan.
Docteur Paul MINIAC
ul, Marie-Anne et Jean
Paul, Marie-Anne et Jean MINIAC

9ème Génération1.
3.7b.9.2.4.5.2.1.MINIAC

A PROPOS DES LIEUX

A PROPOS DES LIEUX :
Le lieu-dit de la Ville Coeuru, où se situe aujourd’hui un unique corps de ferme, sur la route de Paramé, en Saint-Méloir des-Ondes reste à ce jour le berceau de la famille Miniac de Saint-Servan dont la ville, par ailleurs, est intégrée dans le grand Saint-Malo depuis 1967.



La Providence rue Ville Pépin Saint-Servan
La demeure familiale sur la Cité d'Aleth

Solidor en Saint-Servan






 
La Providence, rue Ville-Pepin, vers 1900 / La demeure





































LES RACINES ULTIMES

Ce Raoul, baguerrois de naissance, est-il le Raoul Miniac qui sera anobli ultérieurement, sous le nom de Raoul (de) Miniac, sieur Des Fresches, né entre 1650 et 1660 à Baguer-Morvan, fils de Guillaume (de) Miniac ( 1629-1663), sieur Du Boisquinou et de Champvallée, notaire et procureur à Baguer-Morvan, et de Jeanne Couppé, marié le 16 février 1697 à Baguer-Morvan avec Gilette Juhel ? Ce Raoul (de) Miniac aurait-il pu se marier une première fois, avant 1680, avec Bertranne Lebreton ? Le parrain de Marguerite, la fille de Raoul et de Bertranne n’est autre qu’un Le Taglandier, à rapprocher d’une Raoulette Le Tagliandier, l’arrière grand-mère de Raoul (de) Miniac, épousant un Gilles (de) Miniac, sieur de Boutergot en Baguer-Morvan, fin XVIème. Par ailleurs, la marraine d’un des deux fils, Olivier, est une Gilette Gautier, probablement cette Gilette Gautier née vers 1752 et mariée en 1679 avec un Samson Miniac, né en 1647, qui serait peut-être de ce fait frère, voire cousin de Raoul... Ou y-a-t-il eu à la même époque deux Raoul Miniac au village de Baguer-Morvan ?
Une certitude cependant : selon un généalogiste malouin ayant dépouillé les registres de Baguer-Morvan, notre Raoul Miniac serait soit né le 24 septembre 1664 (fils de Guillaume Miniac et de Jacqueline Anger), soit né le 4 mars 1661 (fils de Jean Miniac et de Jacqueline le Félo,)...
Cettte maison de la Fresche, la seule du lieu-dit datant des années 1450, selon les recherches du propriétaire actuel, M.Dupont; serait probablement la demeure de Raoul (de) Miniac . La maison de la Fresche en granite et en schiste date apparemment du 17ème siècle. C'est un édifice atypiquedans ses dimensions et sa distribution , certainement un édifice intermédiare ente le logis à fonctions combinées et le logis noble.
Bertranne Lebreton, quant à elle, a une sœur, Marguerite, et un frère, Olivier( parrain : Olivier Miniac). Elle est témoin à un mariage à Carfentain, près de Dol de Bretagne, le 30 juillet 1680. Telles sont nos seules informations à ce jour.

 



LE PATRONYME MINIAC DE NOS JOURS :


Aujourd’hui, le professeur Louis Miniac, de l’Académie nationale de chirurgie dentaire, porte haut ce patronyme, ainsi qu'une comédienne, Magali Miniac, et un écrivain et poète, Jean Miniac.

De même, une rue Miniac à Montréal, au Canada, honore ce patronyme, ainsi qu’une rue de Miniac et une place de Miniac, à Saint-Laurent, à Québec, sans doute en mémoire de l’abbé Jean-Pierre de Miniac, vicaire général de Québec au XVIIème siècle.

Un hôtel particulier de Rennes, l’hôtel de Lanjamet de Miniac, abrite un bâtiment municipal de nos jours, situé au 14, rue Saint-Yves, à deux pas de la mairie. De même, il existe toujours à Saint-Malo un hôtel de Miniac dans la ville close, et la Maison Miniac, situé au 28, rue Ville-Pépin, dans son ancien faubourg de Saint-Servan.

Une pomme à couteau porte le nom de Miniac, la pomme groseille Rouget de Miniac (curiot) précisément, originaire de Miniac-Morvan. Clone du Rouget de Dol, cette grosse et rustique pomme à cuire a une chair acidulée, juteuse et goûtée sous un épiderme jaune à striures rouge clair. Son grand arbre, peu sensible aux parasites, est vigoureux et charpenté, productif après sa tardive floraison.

Un organisme marin porte même le nom latin de miniac, « Miniacum d’eudistoma » ( Sluiter, 1909). Cet animal marin qui vit dans l’Indo-pacifique central est un animal de la classe des ascidiacea, de l’ordre des enterogona, de la famille des polycitoridae, du genre eudistoma. Nous ne vous faisons pas un dessin !


Ethymologie

Comme chacun sait, le suffixe ac est d’origine gallo-romaine. Mais allons au-delà de cette banalité. Les plus anciennes formes écrites datent du IXème siècle ( Meniac) et de 1142 (Miniacum). Si l’origine du nom Miniac est assurément soit latine, soit bretonne, la déterminer définitivement reste à ce jour impossible dans l’état de nos connaissances. Généralement, on fait découler ce nom du breton Minihi (territoire monastique), formé sur le vieux breton manach (moine), lui-même dérivant du latin monacus/monachus, de même sens. Cependant, cette interprétation est contradictoire avec la forme Méniac de l’époque carolingienne dans laquelle le suffixe d’origine gauloise acum/iacum s’articule à un premier terme dont les origines sont diverses. Ainsi, soit ce premier terme serait Menius, nom latin du propriétaire d’un fundus (domaine gallo-romain), soit il s’agirait du nom breton dérivé de l’adjectif meno/minio (doux) porté par un Menio, propriétaire sans doute autour du VIème siècle. Soit encore, ce premier terme peut dériver de maen, découlant du vieux breton main (pierre) ou de menez, dérivé du vieux breton monid (montagne), ces dernières propositions s’accordant avec le relief dominant de Miniac-Morvan, une des deux localités d’Ille-et-Vilaine à porter ce nom, avec Miniac-sous-Bécherel.

Si le berceau du patronyme Miniac reste très largement l’Ille-et-Vilaine, il n’en est pas moins vrai que ce patronyme existe ailleurs en France, avec peut-être une autre étymologie. Aujourd’hui, on trouve ainsi une bastide Mignac, négociant en produits gastronomiques à Albi. Aussi, le mardi 15 avril 1631, alors que sévit la peste dans le Sud-Ouest de la France, un maître-chirurgien de Uzech-les-Oules ( Quercy, Lot ) dirige deux « experts » enfumeurs pour désinfecter les maisons par enfumage au soufre notamment. Parmi eux un dénommé François Miniac, de Montgesty, un petit village au Nord-Ouest de Cahors, à dix kilomètres d‘Uzech, à cent d‘Albi.

Avant-propos

Cette liste tente de répertorier les porteurs du patronyme MINIAC et de relier les recherches généalogiques des diverses familles Miniac, à partir de l’arbre qui unit Marie-Anne Miniac, née en 1933 à Saint-Malo à son plus lointain ascendant, Raoul Miniac, né avant 1660, à Baguer-Morvan, toujours en Ille et Vilaine, France, Europe. Ne concernant que le patronyme Miniac, cette liste est, bien sûr, réductrice de l’arbre généalogique ascendant édifié par M-A Miniac. A contrario, l’objet de cette liste est de réunir un maximum de Miniac, illustrant à l’échelle de cette famille du Clos-Poulet le célèbre adage du « Tous Cousins ». Issu d’un arbre difficile à visualiser sur la toile, ce répertoire nominatif chronologique ne témoigne pas d’un simple arbre ascendant, puisqu’il regroupe aussi les frères et sœurs, neveux et nièces (et leurs descendants) des différents ascendants directs, tendant à établir finalement les liens de cousinage entre les Miniac d’aujourd’hui. Toutes les informations contenues dans cette liste, patiemment collectées notamment aux archives de Baguer-Morvan, Saint-Malo et Rennes, vous permettront donc de reconstituer cet arbre.

Ville Coeuru



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La Ville Coeuru, une ferme en Saint Méloir des Ondes, Ille et Vilaine est le berçeau familial des Miniac vers 1700
En parler gallo : un "gars Coeuru" signifie un homme fort, puissant.


A noter qu'un Jan Miniac se marie à une Marie Coeuru : un lien ?



Située à quatre kilomètres de Saint-Malo, cinq de la mer et huit de Cancale, cette ancienne ferme est aujourd’hui reconvertie en partie en « Gîte de France » (le n° G1018), propriété de madame Geneviève Montier, dont la famille possède et exploite la ferme depuis les années 1840, depuis son achat à une famille d'armateurs, les Gautier, dont un des descendants, Michel Gautier, rénove aujourd'hui la malouinière du puit sauvage. L'actuelle famille propriétaire de la ville Coeuru l'a aquise de la famille Gauthier au début du XIX siècle. Antérieurement, les Miniac étaient-ils métayers de cette famille d'armateurs et de propriétaires terriens ?

villecoeuru